Down John

Pierre Delavie

Terminal Croisière

Une rencontre troublante entre la ville et le port peut être observée depuis le quai de Southampton.

Down John - Pierre Delavie - Un Eté Au Havre ©Jacques BASILE-OK-HD (1)

Une rencontre troublante entre la ville et le port peut être observée depuis le quai de Southampton. De l’autre côté du bassin, un autre monde se déploie, comme une image miroir bourdonnant d’activités industrielles et commerciales. Un porte-conteneurs aussi grand qu’un bâtiment traverse parfois l’horizon pour sortir de la mer : ici, la démesure fait partie du quotidien.

Quelque chose d’anormal a perturbé le paysage. À côté du terminal de croisière par lequel passent de nombreux touristes chaque semaine, un navire nous fait désormais face. Le Down John est un «trompe-l’œil» monumental qui nous trompe les yeux, car le mouvement incessant des cargos trompe notre perception des écailles.

« Le monde tel que nous le voyons n’est peut-être rien de plus qu’une hypothèse. Ce qui dérange ouvre un champ expérimental pour la création et nous permet de rompre avec nos routines perceptives habituelles », explique Pierre Delavie à propos de son travail.

En fixant des toiles imprimées sur les façades des bâtiments, Pierre Delavie crée des œuvres que l’on peut qualifier de « mensonges urbains ». Ces « mensonges » parfois impressionnants ont déjà dénaturé l’architecture du Grand Palais, à Paris (Neo/rapt architectural, 2014) et de l’Hôtel des Postes, à l’occasion de Lille 3000 (A contre pierre, 2012). Parfois, elles sont plus subtiles, comme les plus récentes apparitions de Colchides (2018) et Les Encombrants (2019-2020) dans les rues de Paris.


Pierre Delavie

Pierre Delavie

Né en 1956


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