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Sculptrice - Compositrice

Née à Glasgow (Écosse)
Vit à Berlin (Allemagne)

Susan Philipsz, sculptrice de formation, est spécialisée dans l’élaboration d’installations sonores. Celles-ci consistent en l’implantation de plusieurs haut-parleurs, disposés dans les espaces publics ou lieux d’exposition, et qui diffusent des créations imaginées et enregistrées par l’artiste. Notes de violons, de trompettes, de flûtes, ou chants épurés, habitent et façonnent les espaces, tout en laissant une place au silence. Un procédé qui n’est pas si éloigné de la sculpture : les sons résonnent, dialoguent avec les objets, les éléments, les architectures ; et les corps, qui déambulent parmi ces paysages.
En 2010, son œuvre Lowlands obtint le Turner Prize, et fut la toute première installation sonore à être récompensée par ce prix. En 2012, elle présenta Study for strings, pour la Documenta 13 de Kassel, en diffusant un morceau orchestral composé à l’origine dans le camp de concentration de Theresienstadt en 1943. Les parties de deux musiciens avaient été retirées par l’artiste, installant des silences poignants, évocateurs du décès de plusieurs membres de l’orchestre.

Ses dispositifs tirent en effet leur inspiration des lieux dans lesquels ils s’installent, et de leur histoire. Lorsqu’il s’agit d’un chant, c’est la voix de l’artiste qui s’élève, imparfaite, et d’autant plus proche de la nôtre. La musique, et la voix, passent à travers le temps : elles racontent, et tissent un lien fragile entre passé et présent.

Explorant plusieurs décennies de musique populaire, de David Bowie à une ballade écossaise datant du 16e siècle, les créations sonores de Susan Philipsz éveillent, chez celui ou celle qui écoute, un souvenir, une impression : celle de bien se trouver au cœur d’une histoire collective.

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