Recevoir la newsletter

Partager :

Artiste

Claude Lévêque

Claude Lévêque est étudiant à l’Ecole des Beaux-Arts de Bourges lorsqu’il découvre l’art moderne, mais c’est à Paris, à l’occasion d’une exposition de Christian Boltanski au CNAC, qu’il découvre l’art contemporain.

Il expose pour la première fois en 1982 au sein d’une manifestation collective à la Maison des Arts de Créteil où il présente une installation intitulée Grand Hôtel.

Depuis plus de vingt ans, il expose dans de prestigieuses institutions : PS1 à New-York (Stigmata, 1999), MAMCO à Genève (Albatros, 2003), Hamburger Bahnhof à Berlin (Hymne, 2005), Musée d’art moderne de la Ville de Paris (My Way, 1996), ArtTower Mito à Tokyo (Double Manège, 2003). Il a représenté la France lors de la 53ème Biennale de Venise en 2009 avec le dispositif Le Grand Soir dans le pavillon français. Il répond avec le même empressement à des projets plus particuliers comme pour investir un des derniers hauts-fourneaux restés intacts en Lorraine (commande publique Tous les soleils, 2007) à Uckange, un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle (oeuvre pérenne J’ai rêvé d’un autre monde, 2001 dans l’Hôtel de Caumont, collection Yvon Lambert, Avignon), une maison traditionnelle japonaise dans la région d’Echigo-Tsumari (oeuvres pérennes Dans le silence ou dans le bruit, 2009 et Le jardin des sémaphores, 2012), ou un monument historique (oeuvre pérenne Mort en été, 2012, Abbaye Royale de Fontevraud). En 2014-2015 Il a été l’artiste invité du Musée du Louvre pour deux interventions sous la pyramide et dans les fossés médiévaux. Pour les 350 ans de l’Opéra de Paris en 2019, il est invité à réaliser 2 dispositifs in situ dans les Opéras Garnier et Bastille.

Il investit l’Eglise Saint-Joseph de l’architecte Auguste Perret du Havre l’été 2020.

«L’essentiel de l’oeuvre de Claude Lévêque consiste en installations qui articulent objets, sons et lumières et s’emparent puissamment des lieux et des spectateurs. Il développe ainsi, depuis le début des années quatre-vingt, un univers du saisissement, à mi-chemin entre coercition et ravissement. Mémoire traumatisée ou nostalgique des émerveillements de l’enfance, ambivalence des signes et des affects, rage du désir, révolte devant la difficulté d’être et la violence du monde, l’univers de Lévêque trouve son matériau et focalise son objet dans la destruction.» (Extrait du texte de Christian Bernard paru dans le catalogue Le Grand Soir, Flammarion/CulturesFrance, Paris, 2009).

Partager :